Perspectives 2026 en matière de fusions et acquisitions : les facteurs qui ont dominé 2025 et ceux qui définiront 2026

févr. 25, 2026 - 6 minutes
Homme d’affaires marchant sur une terrasse urbaine avec un café et des documents, les gratte-ciel en arrière-plan.

Ce que vous devez savoir :

  • Les fusions et acquisitions ont rebondi en 2025, à la faveur de l’amélioration des conditions du marché, de l’assouplissement des contraintes de financement et du regain de confiance d’acheteurs importants et bien capitalisés.
  • Les méga-opérations ont été le principal moteur de la croissance de la valeur en 2025. Les opérations de petite et de moyenne envergure, elles, sont restées plus sélectives, ce qui s’est traduit par une reprise plutôt concentrée au sommet.
  • L’intelligence artificielle (IA) s’est avérée en être le moteur central, les entreprises utilisant les fusions et acquisitions pour acquérir des capacités essentielles en matière de technologies, de données et d’infrastructures plutôt que de les développer à l’interne.
  • Le raffermissement des marchés boursiers et l’amélioration des conditions de crédit ont élargi les options de financement, ce qui a permis d’effectuer des opérations à la fois plus complexes et ambitieuses sur le plan stratégique.
  • La surveillance réglementaire et la dynamique des échanges commerciaux ont continué d’orienter l’exécution des opérations, en particulier pour les opérations transfrontalières et les opérations de plus grande envergure.
  • En 2026, l’activité de fusions et acquisitions devrait s’élargir, notamment aux sociétés à petite et à moyenne capitalisation, qui devraient participer de manière plus audacieuse à mesure que la confiance, la liquidité et la clarté stratégique s’amélioreront.

Les grands facteurs qui ont influencé la conclusion d’opérations

Les fusions et acquisitions ont repris en 2025, à la faveur du raffermissement des marchés, de l’amélioration des conditions de financement et d’une évolution du contexte stratégique alimentée par les attentes à l’égard de l’IA. Les acheteurs, en particulier ceux à grande capitalisation, ont renoué avec la confiance dans tous les secteurs, encouragés par les baisses de taux et soutenus par des capitaux à faible coût, tout en se concentrant sur les occasions les plus prometteuses. Malgré la persistance des pressions macroéconomiques, les conclusions d’opérations ont bien résisté au premier semestre et ont accéléré au deuxième semestre, établissant ainsi une base dynamique pour l’élargissement en 2026 de la participation à l’activité de fusions et acquisitions.

Activité trimestrielle de fusions et acquisitions

La demande pour les secteurs de l’intelligence artificielle et des technologies

L’IA est devenue un catalyseur important d’opérations, incitant les entreprises à acquérir des plateformes éprouvées plutôt que de bâtir de nouvelles capacités de A à Z. La capacité limitée des centres de données et la demande et le besoin croissants en matière d’infrastructures et de puissance de calcul ont renforcé l’urgence de se doter d’actifs prêts pour l’IA. Dans l’ensemble des secteurs, les organisations ont cherché des technologies susceptibles de simplifier leurs opérations, de réduire leur dépendance à la main-d’œuvre et de soutenir une production localisée, ce qui a contribué à l’accélération des consolidations dans les secteurs axés sur l’IA.

La remontée des marchés boursiers a permis d’augmenter le nombre d’opérations financées par des actions

Le raffermissement des marchés boursiers a stimulé la confiance des acheteurs et a fait des actions une monnaie d’échange plus intéressante. À mesure que l’année a progressé et que la volatilité des marchés s’est atténuée, les entreprises se sont montrées plus disposées à utiliser des actions pour combler les écarts d’évaluation et à rechercher des combinaisons stratégiques. La stabilisation des conditions plus tard dans l’année a relancé les opérations fondées sur des actions, ce qui a aidé les acheteurs et les vendeurs à s’entendre plus facilement sur les modalités.

Des conditions de financement améliorées

Les conditions de financement ont évolué avec constance tout au long de l’année, ce qui a créé un contexte plus favorable pour les fusions et acquisitions. Au début, l’incertitude sur les marchés du crédit traditionnels a incité de nombreux acheteurs à s’adresser au crédit privé en raison de sa rapidité et de sa certitude. À mesure que les marchés du crédit se stabilisaient, les prêteurs ont assoupli leur position et les capitaux sont devenus plus faciles d’accès, ce qui a permis aux entreprises d’effectuer des opérations plus importantes et plus complexes. À la fin de l’année, l’amélioration de la liquidité a contribué à raviver le bassin d’occasions d’opérations et l’activité des acheteurs.

La dynamique du capital-investissement

Les sociétés de capital-investissement ont dû composer avec une année pleine de contraintes, mais aussi d’occasions. Les difficultés du début de l’année, comme les périodes de détention prolongées et les disparités des évaluations, ont ralenti le déploiement des opérations, tandis que le crédit privé a joué un rôle essentiel dans leur progression. À mesure que les conditions du marché se sont améliorées plus tard dans l’année, les promoteurs ont recommencé à participer de façon plus active, soutenus par une meilleure liquidité et le rétrécissement des écarts de prix. Les entreprises ont privilégié les placements les plus prometteurs et les secteurs affichant de solides paramètres fondamentaux à long terme.

Le contexte réglementaire et commercial a ralenti les opérations transfrontalières

La surveillance réglementaire et l’évolution de la dynamique commerciale ont eu un impact notable sur les négociations d’opérations. Les entreprises ont fait face à des délais de diligence plus longs et à des processus d’approbation plus complexes, en particulier pour les opérations stratégiques plus importantes. En même temps, les tensions commerciales, les réévaluations des chaînes d’approvisionnement et les efforts de relocalisation ont rendu les accords transfrontaliers plus difficiles. Ces facteurs ont encouragé les acheteurs à être plus sélectifs et stratégiques dans leur approche des occasions internationales.

Méga-opérations

Les méga-opérations sont redevenues une caractéristique phare du secteur des fusions et acquisitions en 2025, entraînant un rebond marqué de la valeur globale des opérations, même si les volumes globaux, eux, n’ont enregistré qu’une croissance modeste. Des sociétés et des promoteurs bien capitalisés sont revenus sur le marché avec une confiance renouvelée, effectuant d’importantes opérations stratégiques pour étendre leurs activités, se doter de capacités essentielles facilitées par les technologies et par l’IA, et remodeler leurs portefeuilles. Bien que ces opérations de grande envergure aient fait progresser le marché, les opérations de petite et de moyenne envergure sont demeurées plus prudentes, reflétant une reprise en forme de K portée par les plus grands acheteurs, plutôt qu’une participation généralisée au marché.

Ce qui alimentera la croissance des fusions et acquisitions en 2026

Le secteur des fusions et acquisitions devrait connaître une nouvelle année active, avec une participation plus large dans les différents secteurs et les différentes tailles d’entreprises. Forts de la dynamique renouvelée de 2025, les entreprises et les investisseurs amorcent 2026 en toute confiance, prêts à poursuivre leur croissance stratégique, à étoffer leurs portefeuilles et à tirer parti d’un contexte de financement favorable. Alors que la négociation d’opérations devient plus ciblée, plus agile et plus largement répartie, l’année à venir devrait offrir une combinaison d’occasions à la fois plus profonde et plus dynamique dans l’ensemble du marché.

Poursuite de l’activité de fusions et acquisitions

Nous nous attendons à ce que l’activité de fusions et acquisitions demeure vigoureuse en 2026, car les conditions économiques et de marché continuent de soutenir la confiance des entreprises et des investisseurs. Les sociétés de capital-investissement sont susceptibles de contribuer à cette activité de manière importante alors qu’elles cherchent à monétiser les placements passés et à réaffecter le capital, tandis que les petites et moyennes entreprises devraient participer plus activement à l’activité de négociation d’opérations. Après s’être montrés prudents en 2025, les acheteurs de sociétés à petite et à moyenne capitalisation sont bien placés pour adopter une approche plus audacieuse en matière de fusions et acquisitions en 2026. L’amélioration des conditions de financement et la clarification des priorités stratégiques pourraient contribuer à maintenir l’élan des opérations pour les acheteurs stratégiques et financiers.

Un contexte d’appétit pour le risque

Les entreprises vont sans doute miser sur des fusions et acquisitions stratégiques qui renforcent leurs capacités de base, font progresser l’adoption des technologies et soutiennent leurs objectifs de croissance à long terme. Les promoteurs de capital-investissement se préparent à déployer le capital plus activement, en utilisant des outils comme les instruments de continuité et les sorties structurées pour gérer la liquidité. Les structures des opérations pourraient intégrer de plus en plus des mécanismes créatifs, comme les clauses d’indexation sur les bénéfices futurs ou les compensations fondées sur des actions, pour combler les écarts d’évaluation et équilibrer le risque entre les acheteurs et les vendeurs.

Refonte des portefeuilles

De plus en plus d’entreprises devraient simplifier leurs activités au moyen de détachements, de scissions et de séparations pour se concentrer sur l’optimisation de l’entreprise et le déblocage de valeur cachée. Cette tendance devrait stimuler les opérations conçues pour améliorer la clarté opérationnelle et l’orientation stratégique. La planification de l’intégration devrait devenir plus rigoureuse et mettre l’accent sur la gestion de la complexité et la protection des synergies.

Le poids de la réglementation

La surveillance réglementaire continuera de façonner les processus de conclusion des opérations en 2026, ajoutant des étapes et des facteurs à prendre en compte pour les acheteurs comme pour les vendeurs. Les exigences accrues en matière d’obligation d’information et l’évolution des normes de surveillance peuvent entraîner des besoins de planification supplémentaires, de sorte que les entreprises doivent intégrer des marges de manœuvre réglementaires dans leurs processus. Les équipes chargées de conclure les opérations intégreront de plus en plus les imprévus dans leur planification pour composer avec les obstacles réglementaires potentiels avec plus de certitude.

Un contexte de financement concurrentiel

Le contexte de financement devrait rester favorable, la confiance des emprunteurs étant soutenue par l’éclaircissement des tendances des taux d’intérêt et l’amélioration de la visibilité. Une offre de crédit solide de la part des prêteurs privés comme des marchés syndiqués traditionnels contribuera à créer un contexte concurrentiel pour le financement des opérations. Cette dynamique devrait offrir aux acheteurs une plus grande souplesse dans la structuration des opérations et soutenir l’élan pour un large éventail de types d’opérations.

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Portrait of Michael Wildish

Chef, Services bancaires d’investissement et aux grandes entreprises, Europe et Asie-Pacifique, et cochef, Fusions et acquisitions mondiales

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